Tout savoir sur le syndrome prémenstruel
Le syndrome prémenstruel (SPM) désigne un ensemble de symptômes physiques, émotionnels et comportementaux qui surviennent chez certaines femmes avant leurs règles. Ces symptômes disparaitront la plupart du temps lors du début des menstruations.
Quelles sont les causes responsables du SPM ? Comment reconnaître ses symptômes ? Affecte-t-il toutes les femmes de la même façon ? Entraîne-t-il toujours des règles douloureuses ? Comment distinguer le SPM d’une grossesse ? Newpharma vous révèle tout ce qu’il faut savoir sur le syndrome prémenstruel.
Quels sont les symptômes du syndrome prémenstruel ?
Tout d'abord, il faut savoir que les symptômes peuvent être variables : en intensité, d'un cycle à l'autre mais également d'une femme à l'autre. Ces symptômes sont le plus souvent sans gravité mais peuvent impacter la qualité de vie des femmes concernées.
Les symptômes les plus fréquents sont :
Physiques :
- Une grande fatigue et un manque d’énergie, sans raison apparente
- Un gonflement des seins, des douleurs mammaires ou une plus grande sensibilité
- Des maux de tête ou des migraines
- Des douleurs musculaires ou articulaires
- Une prise de poids provoquée par une rétention d’eau
- Des jambes lourdes
- De l’acné
- Des bouffées de chaleur
- Des troubles digestifs (nausées, diarrhées, constipation, ballonnements, douleurs abdominales).
Emotionnels ou comportementaux :
- Des troubles de l’humeur (nervosité, angoisse, irritabilité, humeur changeante)
- Des troubles du sommeil (insomnies)
- Un sentiment de tristesse pouvant conduire à la dépression
- Des difficultés à se concentrer
- Une confusion
- Une baisse de la libido
- Des envies accrues pour certains aliments ou troubles du comportement alimentaire
Bon à savoir
La nature, la durée, la période d’apparition et le nombre de symptômes varieront selon les femmes. Au total, près de 100 signes cliniques liés au syndrome prémenstruel ont été identifiés.
Quelles sont les causes responsables ?
Le syndrome prémenstruel est aujourd’hui encore en partie mystérieux. Il est associé au cycle menstruel et à l’ovulation mais, les mécanismes déclencheurs restent difficiles à expliquer. Les gynécologues se demandent également pourquoi il touche certaines femmes et d’autres non, et pourquoi le tableau clinique diffère d’une femme à l’autre. L’origine des troubles est vraisemblablement hormonale. Le cerveau, en détectant ce déséquilibre hormonal, provoquerait les signes psychologiques comme les troubles de l’humeur.
Certains facteurs pourraient être considérés comme aggravants : stress, manque de sommeil, alimentation déséquilibrée ou absence d'activité physique.
Bon à savoir
Le syndrome prémenstruel affecte environ 3 femmes fertiles sur 4.
Le SPM provoque-t-il toujours des règles douloureuses ?
Un SPM n'est pas forcément signe de règles douloureuses.
Les règles douloureuses se caractérisent par des crampes abdominales intenses et d'autres symptômes physiques (mal de dos, nausées, diarrhée) qui surviennent pendant les règles, généralement dans les premiers jours.
Comment reconnaître un SPM ?
Le syndrome prémenstruel n’est pas toujours facile à identifier car ses symptômes ne sont pas spécifiques. C’est donc le tableau clinique et le récit de la patiente (troubles ressentis, période d’apparition, fréquence, durée…) qui permettent au gynécologue d’établir son diagnostic.
Lorsque les symptômes sont particulièrement intenses ou affectent considérablement la qualité de vie, on parle de trouble dysphorique prémenstruel (TDPM), qui nécessite une prise en charge médicale spécifique.
Quelles sont les solutions pour gérer au mieux le SPM ?
Il est possible de réduire l’intensité des symptômes en adoptant les bons réflexes tout au long du cycle menstruel :
- Pratiquer une activité physique de façon régulière : l'exercice peut aider à réduire le stress et améliore l'humeur, en plus des bienfaits physiques.
- S'hydrater en suffisance afin d'améliorer son bien-être et lutter contre la rétention d'eau.
- Dormir suffisamment pour aider à réguler l'humeur et réduire la fatigue.
- Adapter son alimentation :
- réduire la consommation de sel, sucre, alcool et caféine
- augmenter les aliments riches en magnésium (noix, bananes, ...)
- augmenter les aliments riches en oméga 3 (poissons gras, graines de lin, ...)
- Essayer de gérer le stress : par exemple en essayant des techniques de relaxation comme le yoga, la respiration profonde, ...
- Utiliser une bouillote sur le bas du ventre pour réduire la douleur si vous avez des crampes.
Certains compléments alimentaires peuvent également vous aider lors de ces périodes. Enrichis en vitamines, minéraux ou plantes, ils cibleront les divers désagréments du SPM.
Si les symptômes physiques comme la douleur ou la rétention d'eau, l'anxiété ou les troubles de l'humeur sont trop impactants, il est conseillé d'en parler avec votre médecin ou gynécologue afin de voir si un traitement devrait être mis en place.
Les symptômes du SPM et de la grossesse sont-ils les mêmes ?
Comme le SPM, la grossesse déclenche une révolution hormonale responsable de plusieurs symptômes :
- Nausées
- Douleurs et gonflements mammaires
- Troubles de l’humeur
- Maux de tête…
C’est pourquoi il est difficile, a priori, de poser un diagnostic fiable.
En début de grossesse, les nausées sont surtout présentes le matin et débutent environ 15 jours après la fécondation. Elles sont en général plus fréquentes entre la 8ème et la 10ème semaine, lorsque le taux d’hormone HCG (hormone chorionique gonadotrope) est le plus élevé.
Quant aux gonflements des seins chez les femmes enceintes, ils sont également dus à un dérèglement hormonal. Le corps de la future maman se métamorphose et se prépare peu à peu à allaiter son bébé après l’accouchement.
Bon à savoir
Gardez à l’esprit qu’un retard des règles ne signifie pas nécessairement que vous êtes enceinte. Le moyen le plus sûr d’en avoir le cœur net est de réaliser un test de grossesse.