Ménopause : symptômes, causes et traitement

16/03/2021

La ménopause, notamment associée au phénomène de bouffée de chaleur, est un événement naturel du cycle féminin. Apparaissant généralement autour de 50 ans, la ménopause est précédée d’une phase de mise en place plus ou moins longue. Les symptômes associés à la ménopause peuvent nécessiter un traitement hormonal de soutien, mais la phytothérapie et l’homéopathie sont réputées être des alternatives très efficaces.

Définition de la ménopause : de quoi s’agit-il ?

La ménopause marque la fin du cycle menstruel de la femme et de sa fonction reproductrice. Elle fait partie des grandes étapes hormonales de la vie d’une femme : après la puberté, signe de son entrée dans la période de fertilité, souvent suivie d’une ou plusieurs grossesses, arrive la ménopause, processus naturel de vieillissement du corps féminin.

La ménopause correspond à l’arrêt du fonctionnement hormonal des ovaires et se traduit par l’arrêt des règles. La phase fertile est associée à un cycle continu de sécrétion d’hormones telles que la progestérone et les œstrogènes, qui préparent le corps de la femme aux menstruations et à la conception puis à la grossesse. Au cours du temps, cette sécrétion diminue en même temps que le stock d’ovocytes (cellules reproductrices de la femme) s’amoindrit. C’est à ce moment-là que débute la ménopause.

Âge et ménopause sont étroitement associés ; celle-ci survient en général aux alentours de 50 ans, mais la ménopause peut être plus tardive ou plus précoce. En réalité, on ne parle de ménopause que lorsque l’absence de règles a été constatée pendant une année complète. Avant cela, on parle de périménopause, période précédant l’arrêt total des règles, et au cours de laquelle les cycles changent et deviennent irréguliers. La durée de cette période en amont de la ménopause peut varier de 2 à 7 ans.

BON À SAVOIR
Il arrive que l’ovaire se "remette en marche" après un an d’aménorrhée. Il s’agit de "résurgence folliculaire", c’est-à-dire la reprise transitoire de l’activité ovarienne au cours de laquelle il peut y avoir perte de sang.
On qualifie la ménopause de prématurée (ou insuffisance ovarienne prématurée, IOP) lorsque l’arrêt des règles survient avant 40 ans. La ménopause précoce peut être naturelle, mais elle peut aussi être provoquée par une chirurgie (et en particulier une ablation des ovaires), une chimiothérapie ou encore une maladie ou la prise de médicaments. L’hérédité est un facteur qui influence grandement l’âge de la ménopause. En revanche, l’âge de la ménopause n’est pas modifié selon l’âge de la puberté ou de la dernière grossesse, le nombre d’enfants, la prise de contraceptifs et la pratique des techniques de PMA (Procréation médicalement assistée).

 

La ménopause : signes et symptômes

Avant le stade dit de ménopause confirmée, certains signent précurseurs peuvent être identifiés : les cycles raccourcissent, les règles deviennent irrégulières et peuvent sauter un mois, les seins sont douloureux au moment des règles, on peut ressentir des ballonnements intestinaux, ces derniers signes étant en lien avec la baisse de sécrétion de progestérone.

La ménopause se confirme à l’arrêt des règles pendant une certaine période, généralement fixée à une année, et lorsque l’on constate quatre principaux signes cliniques :

  • Les bouffées de chaleur, associées à des flushs cutanés, c’est-à-dire l’apparition soudaine de rougeurs au niveau de la peau, essentiellement au cou et au visage. Elles peuvent se produire en journée, mais il peut aussi survenir des bouffées de chaleur nocturnes. Ces sensations de chaleur s’appellent également bouffées vasomotrices.

  • Les sueurs au cours de la nuit sont souvent liées aux bouffées de chaleur nocturnes, mais elles peuvent apparaître de manière isolée.

  • Des douleurs articulaires sont souvent identifiées, notamment le matin ou après une longue position assise.

  • Une sécheresse vulvo-vaginale pouvant provoquer des douleurs lors des rapports sexuels et, par conséquent, une diminution de la libido. Ce symptôme de la ménopause peut s’accompagner d’autres troubles uro-génitaux tels que des irritations ou des infections urinaires, une légère incontinence ou des besoins urgents d’uriner.

L’association de ces quatre principaux symptômes de la ménopause s’appellent le syndrome climatérique et peuvent être associés à d’autres signes moins spécifiques : troubles du sommeil, peau sèche, tendance dépressive, troubles de l’humeur et irritabilité, perte d’attention ou de mémoire.

Enfin, la ménopause s’accompagne souvent d’une nouvelle répartition des graisses, en particulier sur le ventre, et une prise de poids qui peut débuter dès la périménopause.

BON À SAVOIR
Il est important de noter que ces symptômes ne sont pas réguliers et qu’ils peuvent varier d’une femme à l’autre. Selon les enquêtes, les bouffées de chaleur ne concerneraient qu’une femme sur deux, pendant qu’un tiers d’entre elles souffrent d’insomnies. La baisse de la libido est estimée à 20% des femmes. La ménopause est avant tout une étape de la vie d’une femme, qu’il faut savoir aborder avec sérénité possible la vivre au mieux.

 

Ménopause et prise de poids

La prise de poids n’est pas une fatalité de la ménopause. Elle peut notamment s’éviter grâce à une alimentation équilibrée et à la pratique régulière d’une activité physique.

 

Les traitements de la ménopause

 

Bien qu’il ne s’agisse pas d’une maladie, les symptômes qui accompagnent la ménopause peuvent nécessiter d’être atténués ou soulagés. C’est de toute façon une période qui nécessite une attention et un suivi particuliers.


Le traitement hormonal de la ménopause

Le traitement hormonal de la ménopause, ou THM, consiste à administrer des œstrogènes pour compenser la diminution dont se caractérise la ménopause. Ce traitement s’accompagne souvent de progestérone afin de diminuer les risques de cancer de l’utérus. Il existe plusieurs schémas d’administration, qui se décident selon la femme, son état physiologique général et les potentielles contre-indications (comme un antécédent de cancer du sein, par exemple).

Le THM se débute généralement entre 5 à 10 ans après le début de la ménopause afin d’optimiser la balance bénéfices/risques. Il n’a pas été établi de durée maximale du traitement. La HAS (Haute autorité de santé) préconise que le traitement soit administré aussi longtemps que durent les symptômes. Un suivi et une évaluation annuels permettent d’ajuster les dosages si besoin.

Le THM a fait ses preuves dans sa capacité à corriger les symptômes de la ménopause et dans la prévention contre la perte osseuse (ostéoporose) et les fractures subséquentes, en particulier chez la femme de 50 à 60 ans, âge classique de la ménopause confirmée (l’incidence des fractures en début de ménopause est plus faible). Cependant, certains risques sont à considérer, bien qu’ils varient en fonction du type de traitement, de son schéma d’administration et de l’état de santé de chaque femme :

  • Infarctus du myocarde, en particulier si la patiente est à plus de 10 ans de la ménopause ou présente des lésions athérosclérose. Des données montrent toutefois que, lorsque le THM est administré de façon précoce après la ménopause, il aurait plutôt des effets favorables à la prévention de ce risque.

  • AVC (Accident vasculaire cérébral), mais ce risque est très faible chez la femme de moins de 60 ans et moins potentiel lorsque les œstrogènes sont pris par voie cutanée.

  • Phlébite et embolie pulmonaire, celles-ci étant favorisées par les fortes doses d’œstrogènes pris par voie orale. Le risque est nettement réduit lorsqu’ils sont administrés par voie cutanée et en association avec la progestérone.

  • Cancers gynécologiques (sein, utérus, ovaire) hormono-dépendants. Il ne s’agit d’une induction de ces cancers, mais d’une potentielle stimulation de cancer microscopique, en particulier dans le cas du cancer du sein. 

Les traitements non hormonaux de la ménopause

Certaines plantes ou compléments alimentaires permettent de réguler les principaux symtpômes de lam énopause :

  • Pour traiter les bouffées de chaleur, les préparations à base de plantes contenant des phyto-œstrogènes peuvent être prescrites, notamment par voie homéopathique. Mais le recul quant à ces phyto-œstrogènes étant encore faible, il est possible de se tourner vers des traitements thérapeutiques plus confirmés des bouffées de chaleur tels que la vitamine E, la béta-alanine et la clonidine.

  • Pour atténuer la sécheresse vaginale, il est possible d’appliquer des lubrifiants vaginaux ou des hydratants, lesquels favoriseront l’activité sexuelle.

Mais avant toute chose, il est surtout important de respecter certaines règles hygiéno-diététiques considérées comme fondamentales :

  • L’arrêt du tabac et la réduction de la prise d’alcool
  • Une bonne hygiène alimentaire, en privilégiant les régimes pauvres en graisses
  • Une activité physique régulière
  • Limiter la consommation de café et de sucre
  • Veiller à un bon apport en vitamine D et en calcium.
Les plantes en soutien au moment de la ménopause :
  • Le Gattilier (Vitex agnus castus) : préconisé lors des troubles gynécologiques, le syndrome prémenstruel et les anomalies du cycle s’utilise en phase de périménopause. Il agit en stimulant la sécrétion de progestérone et en diminuant celle d’œstrogène. Il a de plus une action sur l’anxiété et le stress émotionnel.
  • L’actée à grappes noires : pendant la ménopause, on va surtout chercher à pallier la diminution de la sécrétion d’œstrogène par les ovaires. Ainsi, l’actée à grappes noires permettra d’aider à réduire les bouffées de chaleur, la sudation excessive et les troubles du sommeil ainsi que l’anxiété et la dépression. La sauge officinale aidera également à lutter contre les bouffées de chaleur.
  • La sauge sclarée : elle sera utile dans le traitement des aménorrhées, des troubles circulatoires et des affections génitales causées par une insuffisance hormonale.


Ménopause : il faut effectuer un suivi régulier

Il est important de recourir à un examen clinique annuel lorsque l’on est ménopausée. Cet examen sera indiqué dans le cas d’un THM, mais il est également nécessaire si l’on décide de suivre un traitement non hormonal. Il permet en outre de détecter les symptômes anormaux grâce à un examen général, et notamment une mesure du poids et de la taille, accompagné d’un examen gynécologique et d’une mammographie. Cette dernière doit être pratiquée tous les deux ans à partir de 50 ans.

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