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Perte de cheveux : comprendre et reprendre le contrôle

Perte de cheveux : comprendre et reprendre le contrôle

Publié le 08/09/2025, mis à jour le 30/10/2025

Vous avez l'impression de perdre plus de cheveux que d'habitude ? Rassurez-vous, vous n'êtes pas seul(e). La chute de cheveux est un phénomène naturel qui, lorsqu'il s'intensifie, peut être une source d'inquiétude. Elle touche aussi bien les femmes que les hommes et peut avoir de multiples origines. Bonne nouvelle : il est possible de la comprendre, de l'atténuer et parfois même de l'empêcher.

Le cycle pilaire : un équilibre fragile

Nos cheveux suivent un cycle de vie bien défini, réparti en trois grandes phases.

  1. La phase anagène correspond à la croissance active du cheveu et peut durer de 2 à 6 ans.
  2. Vient ensuite la phase catagène, plus courte (2 à 3 semaines), durant laquelle le follicule pileux entre en régression.
  3. Enfin, la phase télogène marque la fin du cycle avec la chute du cheveu, généralement sur 2 à 3 mois.

En moyenne, il est normal de perdre entre 40 et 100 cheveux par jour. Cette perte fait partie du renouvellement capillaire. Mais au-delà de ce seuil, si la chute devient excessive, persistante ou localisée, on parle alors d'alopécie.

Les différentes formes d’alopécie

L’alopécie androgénétique

C'est la forme la plus fréquente, liée à des facteurs génétiques et hormonaux. Elle est provoquée par l'action de la DHT, un dérivé de la testostérone et touche généralement les hommes, mais peut aussi concerner les femmes.

L’alopécie physiologique

Elle survient souvent suite à un stress important (accouchement, choc émotionnel, maladie) et se manifeste généralement 2 à 3 mois après l'événement. Elle est réversible dans la plupart des cas.

L’alopécie pathologique

Elle peut être généralisée ou localisée. Lorsque l’alopécie pathologique est généralisée, elle est souvent liée à des traitements médicaux lourds comme la chimiothérapie, à certains dérèglements hormonaux, endocriniens ou encore à des maladies auto-immunes. Par ailleurs, d'importantes carences nutritionnelles, certaines habitudes de vie (tabagisme, alcoolisme) ou l'utilisation répétée de soins capillaires inadaptés peuvent également contribuer à accentuer la perte de cheveux.

Lorsqu’elle est localisée, elle se manifeste sur des zones bien définies du cuir chevelu et peut être causée par des affections comme la pelade, des infections fongiques (souvent transmises par les animaux) ou résulter d’un traumatisme mécanique (coiffures trop serrées, trichotillomanie, etc.).

Quelles solutions envisager contre la chute de cheveux ?

Entamer une cure de compléments alimentaires

Dès les premiers signes de chute de cheveux inhabituelle, une cure de compléments alimentaires spécifiquement formulés pour les cheveux (vitamines B, zinc, fer, oméga-3, kératine) peut être utile. Ces nutriments contribuent au maintien d'une chevelure en bonne santé et soutiennent la croissance capillaire.

Cela demande un peu de patience : une cure de 3 mois est recommandée afin de renouveler complètement le cycle capillaire.

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Consulter un professionnel de santé

Si, après plusieurs mois, aucune amélioration n’est constatée malgré les soins antichute cheveux pour hommes ou femmes et compléments alimentaires ou l'utilisation d'ampoules pour la perte de cheveux, il est préférable de consulter un médecin. Une analyse approfondie permettra d'identifier une cause sous-jacente éventuelle : carence nutritionnelle importante, déséquilibre hormonal, affection auto-immune, pathologie dermatologique...

Par ailleurs, si la chute est soudaine, massive ou localisée, ne tardez pas à demander un avis médical.

Agir sur la gestion du stress / Soutenir l’équilibre émotionnel

Si vous avez traversé une période de stress intense (deuil, accouchement, bouleversement émotionnel...), votre organisme peut réagir en déclenchant une chute de cheveux. Dans ce cas, il est utile d'agir en parallèle sur la gestion du stress. Techniques de relaxation, méditation, phytothérapie (plantes apaisantes, adaptogènes) peuvent être de véritables soutiens pour restaurer l'équilibre global.

Adopter une routine antichute de cheveux au quotidien

Pour soutenir la santé capillaire, il est conseillé d'adopter une hygiène de vie globale. Cela passe par la suppression du tabac et de la consommation excessive d'alcool, tous deux nuisibles pour la microcirculation et la vitalité des cheveux. Une alimentation variée et riche en vitamines, minéraux et protéines est essentielle pour nourrir le bulbe pilaire de l'intérieur.

Côté soins, mieux vaut utiliser un shampooing doux, sans sulfates agressifs, afin de respecter le cuir chevelu. Le massage régulier de ce dernier permet également de stimuler la microcirculation sanguine.

Enfin, apprendre à gérer son stress par des techniques de relaxation ou l’usage de plantes adaptogènes peut jouer un rôle clé dans la réduction des pertes réactionnelles.

Ce qu’il faut déconstruire : 3 idées reçues sur la chute de cheveux

1. « Se laver les cheveux trop souvent les fait tomber. »

Faux. Le lavage n’arrache pas les cheveux sains ; il élimine les cheveux déjà en phase de chute. Un cuir chevelu propre favorise même la croissance.

2. « Se couper les cheveux les rend plus forts. »

Couper les cheveux n’a aucun impact sur leur santé ou leur cycle de croissance, car ils poussent à partir du follicule situé sous le cuir chevelu.

3. « Les cheveux tombent plus en automne. »

C'est partiellement vrai. On observe en effet un pic saisonnier de chute à l'automne, probablement lié au cycle naturel du cheveu et à l'exposition accrue au soleil en été. Cette chute est généralement transitoire et sans gravité.

La chute de cheveux, lorsqu’elle devient excessive, ne doit pas être banalisée. Identifier la cause, adopter une hygiène de vie globale et envisager un accompagnement adapté sont les clés d’une prise en charge efficace. N’hésitez pas à solliciter l’avis d’un professionnel de santé ou de votre pharmacien.

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1. Quand parle-t-on d’alopécie ou de chute de cheveux anormale ?

Il est tout à fait normal de perdre entre 40 et 100 cheveux par jour. Au-delà de cette limite, si la chute devient excessive, persistante ou localisée sur une zone précise du cuir chevelu, on parle alors d’alopécie, nécessitant une attention particulière.

2. Quelles sont les principales causes de chute de cheveux ?

Les origines de la chute de cheveux sont multiples : génétiques (alopécie androgénétique), hormonales, réactionnelles au stress (alopécie physiologique) ou encore médicales (alopécie pathologique). Une chute peut aussi résulter de mauvaises habitudes de vie ou de soins capillaires trop agressifs.

3. Comment stopper une chute de cheveux anormale ?

Il est utile de commencer une cure de compléments alimentaires formulés pour les cheveux. Si aucune amélioration n’est constatée après trois mois, il est indispensable de consulter un médecin pour rechercher une cause sous-jacente et bénéficier d’un accompagnement personnalisé.

4. Quels gestes adopter au quotidien pour limiter la chute ?

Adopter une hygiène de vie saine est essentiel :

  • Arrêt du tabac,
  • Alimentation équilibrée,
  • Réduction du stress,
  • Usage de shampooings doux
  • Massages du cuir chevelu.

5. Quelles sont les idées reçues sur la chute de cheveux ?

On entend souvent que se laver les cheveux les fait tomber, que se couper les pointes les renforce ou que la chute capillaire s’intensifie en automne. En réalité, ces idées sont fausses ou exagérées. Seule la chute saisonnière est partiellement vraie et transitoire. Privilégiez les sources fiables ou les conseils d’un professionnel de santé.

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Stéphanie Paulissen
Pharmacienne
Master en sciences pharmaceutiques (ULiège, 2013) et pharmacienne adjointe chez Newpharma depuis 2020. Titulaire d'un Master en Nutrition et Nutrithérapie du CERDEN®, elle combine expertise pharmaceutique et conseils nutritionnels.